Kyogashi, les douceurs traditionnelles de Kyoto

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L’art comestible aux motifs saisonniers

Les bonbons chinois (Karagashi) importés au VIIIe siècle sont à l’origine des bonbons japonais (Wagashi) tels qu’on les connaît aujourd’hui. C’est entre le VIIIe et le XIIe siècle que les confiseurs préparant ces confiseries à offrir, les Kyogashi, alors que les rituels de la cour émergent à Kyoto, ancienne capitale impériale.

Il existe deux types de Kyogashi : les bonbons frais, Namagashi, et les bonbons secs autrement appelés Higashi. Les Namagashi sont fabriqués avec de la pâte de haricots ; ils peuvent aussi être des bonbons au riz (Mochigashi), des Manju (boulettes), des Yokan (gelée de haricots) ou encore des bonbons cuits à la vapeur (Mushigashi). Ces Namagashi sont servis traditionnellement avec du thé matcha de type Koicha (épais en bouche) lors de sessions formelles de cérémonies de thé.

Les bonbons Higashi représentent quant à  eux un terme plus générique en matière de bonbons. Ils désignent par  exemple les bonbons au sucre (Aruheito), les chips de céréales Okoshi ou  les bonbons Rakugan. Les Higashi sont servis avec du thé matcha Usucha  (fin en bouche), de manière moins formelle. À Kyoto, le berceau de ces  douceurs typiquement japonaises, l’étiquette est importante et on  consomme les Kyogashi avec respect : il faudra peut-être se servir d’un  morceau de papier Kaishi si les bonbons sont servis dans un plat  (kashibachi), mais l’hôte pourrait aussi vous servir individuellement.  Les Kyogashi représentent une occasion spéciale et transmettent un  message de leur hôte. Vous pourrez profiter de leurs goûts, mais aussi  de leurs formes et de leurs couleurs en fonction de la saison.


Valtesse Larose

1 août 2020